



L'agro-alimentaire : un véritable défi humanitaire
Depuis juin 2010, la hausse des prix alimentaires a poussé 44 millions d'individus dans la pauvreté
L'industrialisation de la nourriture porte une grande responsabilité
Même si des grands noms de l'agro-alimentaire, tels que Coca Cola, Nestlé, Danone, Pepsico, Unilever, Wal-Mart ou encore Cargill se sont récemment engagés pour une "agriculture durable". Le problème est loin d'être réglé. Si on souhaite réellement le traiter à la racine et éviter la fuite en avant comme pour d'autres domaines, c'est nos mentalités de pays riches qu'il s'agit de travailler. La surconsommation des pays à hauts revenus, amenant obésité et beaucoup de gaspillage. La production intensive et les émissions de gaz à effet de serre alourdissent les coûts de la santé. L'impact sur l'environnement est très lourd.
La principale raison en est la changement d'habitudes alimentaires des populations quand leurs revenus augmentent. La "mal bouffe" - beaucoup moins bon marché dans l'absolu qu'il n'y paraît - est alimentée essentiellement par des protéines animales. Celles-ci demandent d'avantage de sols, de bios fuels et d'eau.
Posté le 27 July 2012 à 12:30 par Aloa
Famaice
Votre analyse est intéressante mais à mes yeux beaucoup trop réductrice.
Que représente le nombre de pénurie causé par des imposteurs face à la réalité globale et dans l’espace et dans le temps?
Pour votre information, la suractivité halieutique qui vise à satisfaire les zones dites “développés” et leur nouvelles attitudes alimentaires (sushis pour garder la ligne par exemple et en plus des dégâts causés par la malbouffe), prive les pêcheurs les plus vulnérables des côtes africaines de leur principale source de revenue.
Notez par ailleurs que nous baignons en pleine hypocrisie à l’heure ou Kraft et Unilever parle de sustainability, de limitation de l’empreinte écologique et autres foutaises, ces dernières continuent à vendre des produits dont on sait pertinemment qu’ils sont à l’origine du nouveau mal de ce siècle, l’obésité.
Cordialement
Posté le 24 July 2012 à 01:51 par Walter
Ce ne sont pas les pays en voie de développement qui nous obligent à manger de la viande tous les jours. Et l’expansion de chaîne de restaurants comme Mc Do est quand-même issue de l’Occident avec les impacts que l’on connaît sur le déboisement et l’intensification des élevages bovins. Monsieur Meylan a raison. Amicalement
Posté le 22 July 2012 à 15:51 par Indalo
La majorité dira que c’est trop tard pour arrêter cette fuite en avant alors qu’il n’est jamais trop tard pour privilégier la qualité de vie à la quantité.
Posté le 17 July 2012 à 10:25 par Famaice
Votre analyse, quoique juste, tend à mettre en avant nos modes de consommations “occidentales” comme responsable de la mal-nutrition et de la pauvreté dans les pays en voie de développements. C’est un peu rapide et c’est surtout faire fi des problèmes (géo)politiques et de la corruption qui sévissent dans un certain nombre de ces pays. Par exemple, certaines émeutes de la faim ont été liée à des pénuries qui ont pour cause une gestion étatique déplorable des approvisionnements en produits de base ou la réquisition de ces produits par des groupes armés en quête de pouvoir absolu.
Même si le constat est dramatiquement vrai, les causes et leur imbrications sont tellement complexes qu’elle ne peuvent être résumer par des raccourcis. La rapidité à laquelle l’information est diffusée aujourd’hui ne doit pas occulter la capacité de réflexion et d’analyse qui, pour être complète et objectives, prends un peu de temps.
Cordialement,


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